Nouvelles Large protestation en Guinée équatoriale suite au procès contre le vice-président du pays Les manifestations pacifiques tenues dans tout le pays et les déclarations de rejet de la part des institutions principales reflètent la grande opposition des institutions et du peuple de la Guinée équatoriale au procès qui a lieu à Paris contre monsieur Teodoro Nguema Obiang Mangue.

19/06/2017

Le peuple de la Guinée équatoriale déclare massivement et populairement son rejet du procès qui commence aujourd'hui à Paris, incité par l'ONG Transparency France et la justice française contre le vice-président du PDGE et de la République de Guinée équatoriale, monsieur Teodoro NGUEMA OBIANG MANGUE.

Des milliers de personnes ont montré leur rejet de cette affaire lors des manifestations pacifiques tenues le matin du lundi 19 juin, pour protester contre cette affaire qui est considéré une ingérence illégitime dans la souveraineté nationale d'un État indépendant et une forme inacceptable d'ingérence néocolonialiste de la part de l'ONG ci-dessus mentionnée, avec la complaisance de la justice française. Beaucoup de médias nationaux et internationaux étaient présents lors des manifestations, notamment de médias africains, qui couvrent cette affaire qui, pour sa dimension néocolonialiste, suscite un grand intérêt dans notre continent.

À Malabo, la manifestation était dirigée par le secrétaire général du parti au pouvoir, Parti démocratique de Guinée équatoriale, Jerónimo Osa Osa Ecoro, et s'est terminée aux portes de l'ambassade de la République de France, où un manifeste de rejet de cette affaire a été lu. Dans ce manifeste, l'affaire est qualifiée d' « attentat et de menace directement et frontalement contre la légalité contre la légalité internationale, la souveraineté des institutions de l'État de la République de Guinée équatoriale, la liberté et la dignité du peuple équato-guinéen ».


De même, dans ce manifeste populaire, il est rappelé que la Guinée équatoriale est un pays souverain, membre de plein droit des Nations unies, et que le procès commencé en France bafoue les principes de l'égalité souveraine des États et la non ingérence dans les affaires internes :

« Tenant compte que l'organisation Transparency France et la justice française ne sont absolument pas compétents pour engager des poursuites à l'encontre du vice-président de la République de Guinée équatoriale en procédure pénale ni pour s'immiscer dans les affaires internes de la Guinée équatoriale ; Considérant que la Cour internationale de Justice est l'organe institué par la Charte des Nations unies compétent pour trancher et régler les différends nés au sein des relations entre les États ; Attendu que Transparency France et la justice française ne sont pas compétents pour saisir la Cour internationale de Justice d'un contentieux, raison pour laquelle elles doivent laisser tranquille le vice-président du PDGE et de la République de Guinée équatoriale et, par conséquent, finir avec leur outrage et leur fraude prémédités aux intérêts et aux ressources économiques, propriété de l'État équato-guinéen », selon le manifeste.

- « Nous condamnons et rejetons catégoriquement cette farce de justice contre la souveraineté, les institutions de l'État, les dirigeants de la République de Guinée équatoriale et ses acteurs intellectuels et matériaux ; Nous déclarons solennellement que cette farce de procédure judiciaire est qualifié de nulle et sans effet pour la République de Guinée équatoriale » selon ce manifeste, qui a été lu en espagnol et en français par le secrétaire général devant l'ambassadeur français.

Large protestation de la part des institutions

En plus des mobilisations, ces jours-ci, toutes les institutions du pays font des manifestes de soutien au vice-président et de rejet du procès.

Le Premier ministre, Francisco Pascual Obama Asue, au nom du gouvernement, a également exprimé son rejet de cette tentative d'ingérence dans les affaires internes, voici son communiqué de presse : « Le gouvernement de la République de Guinée équatoriale qualifie d'inacceptable et d'inapproprié que la juridiction pénale française enfreindre les principes de base et élémentaires qui constituent le pilier fondamentale de la création de l'ONU. Les délits supposés pour lesquels le vice-président de la République est accusé sont censés d'être commis sur le territoire national. La victime supposée de ces délits-là, le cas échéant, serait le peuple de la Guinée équatoriale. Par conséquent, les tribunaux français manquent de compétence et ont encore moins de légitimité juridique pour connaître cette affaire inventé de manière tellement machiavélique », a exprimé Obama Asue dans ce communiqué de presse.

De même, le parlement national a écrit une déclaration de protestation pour montrer son rejet du procès et soutenir le vice-président. Dans cet écrit, la justice française « est exhortée à mettre fin et à classer les poursuites judiciaires et les actes de persécution, de vexation, d'harcèlement et démolition contre le vice-président de la République de Guinée équatoriale ».

Bureau d’information et de presse de Guinée équatoriale

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